Manifeste Adverse

Alexandre Balcaen, Manifeste des Editions Adverse

40 pages (texte), 14 x 20.5 cm, 6 €

En pleine période de surproduction et d'indifférenciation éditoriale de plus en plus généralisée, il importait que la naissance de la maison Adverse s'accompagne d'une tentative de positionnement affirmé.

Dès lors, il est apparu nécessaire d'engager un premier mouvement critique quant à l'état de la création et du marché contemporains afin d'en dégager les impasses et les ouvertures, nouvelles pistes d'explorations et chemins de traverse.

Ainsi, ce manifeste inaugural cherche autant à élargir nos capacités d'appréciation de ce que peut être la bande dessinée que d'étudier la manière dont elle a évolué et dont le champ s'est restructuré ces dernières années.

Enfin, annoncer et justifier les perspectives qui ont déterminé la création de cette nouvelle maison, lorgnant plus favorablement vers l'inconnu que vers les territoires par trop balisés.

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Jack Kirby walked through broken porticoes par L.L. de Mars

L.L. de Mars, Jack Kirby walked through broken porticoes

28 pages couleurs en 14 feuilles non-reliées, 30 x 40 cm, 15 €, février 2016.

Parce que le comic book de super-héros lui est aussi familier que la chasse du morse au harpon, L.L. de Mars a décidé de se plonger nu dans l’œuvre monstrueuse de Jack Kirby pour en dégager méthodiquement un ensemble de lignes directrices, se laissant lentement gagner par l'hallucination graphique. Fidèle à son appétit exploratoire, il n’a finalement pas manqué de s’employer à les retraduire en une série de planches aussi iconoclastes que définitivement amoureuses.

De l’appropriation libre d'un riche inventaire de motifs et d'icônes à l’irrévérence outrancière, 28 planches ont été assemblées dans un objet hybride entre le portfolio et le livre géant. Elles présentent une large gamme d’approches plastiques chères à l’auteur, révélant nombre des aspects les plus novateurs et expérimentaux d’un des monstres sacrés de l’industrie de la bande dessinée populaire américaine.

On y constate que quand la désinvolture est abordée avec sérieux, c’est une vraie considération pour l’œuvre disséquée qui s’en trouve dégagée.

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Fils de Guillaume Chailleux

Fils de Guillaume Chailleux

40 pages n&b, 13 x 21 cm, 10 €, février 2016.

Artiste pour le moins secret mais authentique révélation, Guillaume Chailleux se découvre depuis quelques années comme collaborateur régulier de la revue critique et théorique Pré Carré.

Contrepoint à l’entreprise critique des principales théories sémiologiques du genre engagée par Jean-François Savang, sa série de planches en quatre cases y explore les possibles poétiques d’un gaufrier réduit à son plus simple appareil.

Construit autour de ces haïkus dessinés et d’une seconde série de travaux muets en trois planches se présentant comme autant d’approches du faux-semblant narratif, Fils alterne ces deux dispositifs de tableaux fragmentés en un recueil de formes poétiques.

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Inspiration de Yan Cong

Yan Cong, Inspiration

24 pages n&b, 17 x 24 cm, 7 €, février 2016.

Chef de file de la jeune bande dessinée d’auteur chinoise, tête chercheuse de l’alternatif international et initiateur activiste de la revue Special Comix, les travaux de Yan Cong ont commencé à être relayés en Europe par Strapazin, Orang, Canicola, Atrabile et The Hoochie Coochie.

En attendant une nécessaire anthologie de ses formes courtes, Inspiration se présente comme une parfaite introduction à une œuvre aussi cohérente que protéiforme.

Variation fantasmée autour du caractère masturbatoire de la création, cet ouvrage muet dévoile des ambitions esthétiques et thématiques surréalistes affirmées et témoigne d’une remarquable maîtrise du rythme et des compositions.

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L’Arbre de la connaissance (d’après Henry James)

C. de Trogoff, L’Arbre de la connaissance (d’après Henry James)

56 pages en gris sur calque, 19 x 26 cm, 20 €, mai 2016.

Premier travail d'importance de C. de Trogoff en bande dessinée (réalisé avant ses participations à Amici, Turkey Comix, Micr0lab et
sa création avec L.L. de Mars de la PCCBA), L'Arbre de la connaissance est aussi un remarquable exemple de réussite d'adaptation littéraire.

Ne diminuant aucunement l'œuvre originale,  C. de Trogoff amplifie au contraire la thématique chère à James quant au caractère fantômatique de relations formées dans le non-dit.

La valse des faux-semblants y apparaît dans toute sa subtilité, par la délicatesse d'un trait au crayon gris aspiré dans la transparence et le grain des calques.

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Mnemopolis

Françoise Rojare, Mnémopolis (d’après Maurice Roche)

32 pages n&b, 14 x 20,5 cm, 7 €, mai 2016.

En 1970, dans le numéro 5 de la revue Change (sous-titré : Le Dessin du récit), Françoise Rojare s'est confrontée à une tentative de réinterprétation graphique d'un des livres les plus marquants de la modernité littéraire de l'époque, le Compact de Maurice Roche.

Portée par un regard remarquablement acéré, Rojare s'est pertinemment nourrie aux hypergraphies lettristes, à la typographie, aux partitions graphiques et à la bande dessinée pour produire 30 planches d'un avant-gardisme vertigineux, aucunement diminué par l'épreuve du temps.

Quelques quarante-six années après sa réalisation, nul doute que la publication autonome de ce Mnémopolis remettra à leur place nombre de pseudo-innovateurs vaniteux.

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Suit(es) de Robert Varlez

Robert Varlez Suit(es)

144 pages n&b, 14,9 x 21 cm, 20 €, sortie septembre 2016.

Robert Varlez est sans doute plus connu pour son travail d’éditeur avec L’Atelier de l’agneau dans le domaine de la littérature, de la poésie et des arts visuels.

En tant qu’illustrateur, il collabore avec différents poètes et écrivains — Izoard, Ben Jelloun ou Butor — et c’est grâce aux encouragements de Martin Vaughn-James qu’il se lance dans une série d’expérimentations en bande dessinée à partir des chronophotographies de Muybridge.

Ces travaux, publiés dans les années 1970 dans diverses revues telle Minuit ou « À Suivre...», restent 
dans la confidentialité jusqu’à leur réhabilitation par les éditions The Hoochie Coochie.

En 2015, encouragé par l’intérêt d’une nouvelle génération de lecteurs, un élan fiévreux l’engage dans la réalisation d’une copieuse série de planches opérant la synthèse idéale entre son travail d’auteur de bande  essinée, de collagiste et de plasticien.

Il donne ainsi naissance à Suit(es), machinerie du démembrement et de la recomposition à la fois jouisseuse et complexe, tour à tour ludique et bouleversante, soit l’aboutissement d’un art savamment élaboré tout au long de sa riche carrière.

 

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Couverture du livre Suit(es) par Robert Varlez

Des combats de Loïc Largier

Des combats - Loïc Largier

132 pages n&b, 12 x 22 cm, 20 €, sortie septembre 2016.

Loïc Largier aime à dire que dans son travail, la bande dessinée ne constitue que le point de départ, qu’il s’agit pour lui, avant tout, de travailler sur le dessin, avec du dessin.
Ses oeuvres s’apparentent à une cartographie mémorielle, usant de nos souvenirs de lecteurs par l’apparition de motifs connus reproduits sur calques, faussement nostalgiques car incessamment noyés, surimposés et perturbés par une stratification à la profondeur fantôme, calque sur calque, noir sur noir, invitant à la perte dans une topographie pourtant balisée.
La bande dessinée y apparaît alors comme le moteur idéal à des expériences de projections : le texte émerge des motifs de l’image, l’image d’un répertoire sans fond engageant une multiplicité des montages, entre lignes de partage et trajectoires sans issues, ainsi ouverte à l’infini des lectures.
Réalisé à partir d’une série de seize images en grand format ensuite redécoupées pour constituer les 134 vignettes composant le fil directeur du livre, Des Combats est autant une bande dessinée qu’un essai poétique sur la méthode qui en a permis l’élaboration.

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Couverture du livre Des combats de Loïc Largier

Beyond halfway beach

Beyond halfway beach de Judith Mall

23 grandes images couleurs, 42 x 30 cm, 25 €, sortie octobre 2016.

Deuxième publication d’importance pour l’artiste allemande Judith Mall après sa contribution au 4e numéro de la collection 3 aux éditions The Hoochie Coochie, Beyond Halfway beach assume son caractère impubliable sous une forme reliée pour un travail de bande dessinée destiné à s’articuler dans l’espace.
De fait, ce portfolio de dessins grand format se propose comme une série à articuler selon une logique de consultation aléatoire afin d’en déduire intuitivement les possibilités de récits.
Les plus aventureux — ou ceux qui disposeront de l’espace nécessaire — pourront quant à eux réaliser leur propre installation en suivant la proposition d’accrochage associée à l’ouvrage ou en inventant par eux-même d’autres chemins d’articulations possibles.
Avec Beyond halfway beach, les éditions Adverse s’aventurent ainsi dans un champ inconnu pour de nouvelles approches de la lecture de bande dessinée.

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Présentation

Maison imaginée en 2014, conçue en 2015 et établie en 2016, Adverse se positionne dans le champ de la bande dessinée dans son acceptation la plus large, lorgnant plus favorablement vers ses marges et ses territoires insoupçonnés.

Du fait de ses velléités à questionner les modalités traditionnelles de production et de diffusion du livre, Adverse est abrité et soutenu par la plate-forme Livre Avenir.

Souscription

Nous appelons à souscrire par nécessité.

Ici ni goodies ni remerciements imprimés.

Cet appel n’est pas à la fête, il s’agit d’un pari.

Celui d’une alternative aux modèles excluants de la grande distribution.

La fête surviendra avec la naissance des œuvres, dans la lecture et la contemplation.

Cette expérience a un prix, il a été fixé au minimum nécessaire à la possibilité même d’exister.

Ce catalogue se propose comme une visite dans le jardin des possibles.

Pour qu’il vive, achetez Adverse.